Chapitre 7

Chapitre 7
L'ère des Morts
Chapitre 7

# Posté le samedi 02 juin 2007 16:31

Chapitre 7: Partie 1

Chapitre 7: Partie 1
Il fallait retrouver Murando au plus vite.
boum...boum...boum...
Il n'était nulle part...
"Tous les morts de la Terre..."
Mais bien sûr! Voilà pour quoi certains déliraient!
Quand certains voyaient des proches morts revivrent de la sorte, ils étaient pris au dépourvus, choqués, puis finalement, ils déliraient.

-Mais où est-il donc, ce Murando?! s'écria Anaïs.
Nulle part. Puis, je me souvins d'une chose...
-La boutique! m'écriais-je.
Nous commençâmes à courrir.
Il règnait une telle cohue qu'on aurait pû s'y perdre, mais quand nous vîmes enfin la devanture sale et défraîchie de la vieille boutique de disques.
-Attendez moi là, demandais-je à mes amies.
Je montais les escaliers qui montait aux chambres.
Dans un coin du grenier, il y avait une ombre, repliée, recroquevillée...
-...Murando?...
L'ombre releva la tête.
-...Murando, c'est toi?... répètais-je.
L'ombre déploya ses bras.
-Mon Dieu... Mais qu'ai je fais... murmura t-il.
Je n'osais plus bouger.
-Tout ce que je souhaitais... En faisant revivre les morts... C'est que tout le monde soit heureux... Que tous les personnes que les vivants aiment...Puisses à nouveau être auprès d'eux.
Je m'assis à côté de lui, dans l'ombre.
-Il faut comprendre... Qu'une fois mort... Personne ne peut revenir à la vie... C'est fait ainsi... Et si ça changes, tout change. Regarde, les morts veulent le monde, et les hommes et femmes qui revoient leurs proches, deviennent fous...
Il sanglota.
-Ce n'était pas ce que je voulais... Je voulais que tout le monde soit heureux...
-Je sais... Je sais...
Il enfouit son visage dans ses mains.
-Que dois-je faire?!
Je soupirais et laissais aller ma tête en arrière, jusqu'à ce qu'elle touche le mur.
-Reviens en arrière... Effaces tout. Comme tu l'as fais.
-Je le peux... Mais mon pouvoir n'est pas assez grand... Il y aurait des gens qui se souviendraient.
Je haussais les épaules.
-Ils croiront avoir déliré. Ne t'inquiètes pas. Mais le temps presse. Plus on attend, plus les dégats seront irréparables.
-Je ne suis pas d'accord!
Ce n'était pas Murando qui avait parlé. Mais Anaïs, qui était entrée dans la pièce.
-Je ne veux pas que nous oublions tout! s'écria t-elle.
Je me levais.
-Vous, vous vous souviendrez de tout, mais il faudra ne rien dire qui puisse éveiller la mémoire des autres, expliqua Murando.
-Tu sauras faire ce qu'il faut...? demandais-je.
-Bien sûr. Il suffit que je brises la fiole. Tout disparaîtra, et moi avec.
J'eu un petit pincement au coeur.
Je soupirais.
-Eh bien, j'imagines qu'on doit se dire au revoir...
-Oui. Il me semble, que le chemin des morts et de la Musique du Vent se sépare. Prenez en soin. Il est possible que quelque chose d'innatendu se passe.
Je hochais la tête.
-Au revoir, Midnight, finit-il par dire en souriant.
Puis il se tourna vers Anaïs.
-Dites au revoir aux autres pour moi.
Puis, il sortit la fiole, et la laissa tomber par terre. Dans un éclat de verre, puis une fumée violette, il disparut.
Tout tourna, puis, le chaos des rues prit fin.
Alors, nous descendîmes dans la rue.
Comme si rien ne c'était passé.
Alors, un homme se dirigea vers moi.
-Arigatô*, lança t-il en passant près de nous.
Evidemment, certaines personne se souviendrait de cette journée.
Et je souris.
-No problem!** répondis-je.

--------------
*:Merci (japonais)
**:Pas de problèmes! (Anglais)

Qui est l'homme qui lui a dit merci? :D
(Pour Anaïs: nan, c'est pas Yoshiki ^^)


Merci à BigMelk pour la faute

# Posté le dimanche 03 juin 2007 05:44

Modifié le dimanche 03 juin 2007 07:28

Chapitre 7: Partie 2

Bien que tout soit fini, il règnait dans toute la ville, dans toutes les ruelles, dans tous les recoins, une odeur de mort.
Et il tomba sur la ville tous les malheurs du Monde.
Murando, en brisant la fiole et en répendant le liquide violâtre, avait éffacé la mémoire des personnes, et avait effacé toutes les traces du passage des morts, mais la mémoire du Monde ne s'éffaçait pas.
Aussi, ce dernier déçida de se venger en abattant sur la ville une impression de malheur et de terreur.


Alors que je rentrais seule chez moi... Une chose me tomba dessus: l'incroyable.
La pluie se mit à tomber: Aussi fort que le premier jour.
Le ciel se teinta de violet et de gris.
Tout semblait en cendres autour de moi.
-Ce n'est pas ce que j'appelles... Quelque chose de normal.
Je sursautais et me retournais.
C'était Phi.
-...Phi? Que fais-tu là? Tu ne devais pas finir plus tard?... demandais-je
-...Il n'y a plus personne, Midnight...
-Plus personne?!
-Ils sont partis. Disparus. Envolés.
Je paniquais.
-Aurore... Flandrine, et Anaïs aussi?
-Je ne sais pas. Je suis sortis pour evaluer la situation, quand je t'ai vue, seule, içi. Sous le ciel noir et sous la pluie. C'est vraiment... Etrange. Très étrange, comme situation.
Je haussais les épaules.
-Bah, j'ai l'habitude.
-L'habitude...? Midnight, je commences à croire que toi et les autres, vous cachez quelque chose.
Je sursautais à nouveau.
-Que...Que vas-tu croire, Phi?!
Elle me regarda dans les yeux.
-De toute façon, je le découvrirais bien un jour, et que tu sois la seule avec moi à être encore là, me laisse perplexe.
Je soupirais.
-Si un jour tu venais à le découvrir... S'il te plait, ne le dit à personne.
-Quoi donc?
-Bon... Très bien... Je vais tout te raconter, mais promet moi de ne le dire à personne.
-Je te le promet.
Que fallait-il que je fasses, finalement? Elle ne me croirait certainement pas.
Mais, il fallait que je retrouves les autres, et elle était la seule à pouvoir m'aider.
Nous étions seule.
Seule au monde.
Et je me mis à raconter notre fabuleuse histoire.
Chapitre 7: Partie 2

# Posté le dimanche 03 juin 2007 11:52

Chapitre 7: Partie 3

Chapitre 7: Partie 3
Je me réveillais brutalement.
Tout était noir.
Il n'y avait pas Phi, il n'y avait personne.
Et pourtant, c'est comme si je sentais une respiration dans mon cou.
Pas seulement dans mon cou.
Partout autour de moi, quelque chose respirait.
J'étais dans un tunnel étrange.
J'avais incontestablement rêvé, pour ce qui était de Phi.
Je me levais péniblement, mon dos me faisait mal, mes pieds étaient engourdis.
Je me dirigeais à tatons dans l'obscurité effrayante.

Au bout d'une longue marche à l'aveuglette, je décidais de faire demi-tour, quand une voix que je reconnu m'appella.
-Midnight...Midnight...
Elle était faible et caverneuse. Malgré ces détails, je m'approchais.
-Anaïs...?
Soudain, une lumière vive illumina le visage de celle qui semblait être mon amie.
Je poussais un hurlement. Elle avait les cheveux très longs, gris, et la peau saignante, comme craquelée. Pourtant, je reconnaissais le visage de mon amie. Je fis un bond en arrière et m'enfuis en courant, me cognant partout.
Finalement, à bout de force, je me laissais tomber, me repliais sur moi même, et je me mis à pleurer, en fermant les yeux...
Quand je les rouvris, je me retrouvais adossée à un mur, dans une rue animée. Les enseignes étaient toutes en japonais.
Soudain, le cri strident d'un enfant effrayé retentit dans toute la rue.
Juste au dessus de moi. Je rentrais à toute vitesse dans le batiment, comme poussée par une force étrange.
Arrivée devant une porte, je la poussais brusquement.
Un petit garçon pleurait... Un homme était par terre, mort, inerte, mort, inerte, mort...
La tête me tournais, je m'enfuis en courant, je pleurais toutes les larmes de mon corps.
-Que ce passe t-il... Que ce passe t-il? Que m'arrive t-il? Qu'est ce que je fais là? murmurais-je.
Submergée par une torpeur indescriptible, je m'évanouis, et tout tourna à nouveau...
Cette fois, je me réveillais dans les coulisses d'une salle de concert. On entendait quelqu'un chanter. Je sentais un danger venir.
Je montais sur scène:
Il n'y avait personne dans la salle, mais sur la scène, il y avait un homme avec une guitare, et un autre avec une basse et un micro. Soudain, tout s'éclaira, et les deux hommes se transformèrent en squelettes.
J'hurlais.
-Je veux sortir de ce cauchemaaar!
Et, comme en réponse, je me réveillais en sueur, dans mon lit: je devais recommencer encore cette journée.



"Pourquoi ne fuyez vous pas? N'avez vous pas peur du destin? N'avez vous pas peur de la mort, mesdemoiselles?"

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Le petit garçon: Yoshiki
Le squelette à la guitare: hide
Le squelette à la basse et au micro: Heath

Désolé Anaïs de t'avoir choisi pour ce rôle, mais je voulais faire avancer ton as dans l'histoire^^

# Posté le samedi 09 juin 2007 07:20

Chapitre 7: Partie 4

Chapitre 7: Partie 4
Le matin, je racontais mon rêve à mes amies...
Aurore et Flandrine avait fait exactement le même rêve.
Sauf... Anaïs.
-Vous...Croyez que... Ca voudrait nous prévenir de quelque chose?
Anaïs tremblait.
Je m'écriais:
-Mais non voyons! Tu sais bien, que je ne te laisserais jamais mourrir! Ni moi, ni les autres!
-Parfaitement! renchérit Aurore.
Anaïs soupira.
-Mais alors, pourquoi avez vous rêvez de ma mort, et pourquoi moi je n'en ai pas rêvé?
-Je n'en sais rien. Pourquoi toi, et pas moi, en effet...
-Peut-être...Que celui qui veut du mal à Anaïs... Veut nous tuer une par une, répondit Flandrine.
Je hochais la tête.
-Tu as surement raison...

A la fin de la journée, alors que je rentrais avec Aurore et Phi, un cri déchirant se fit entendre.
Je n'eu qu'une pensée: Anaïs. Et il sembla que Aurore aussi.
Je me tournais vers Phi. Il ne fallait pas qu'elle sache... Il ne fallait pas...
Mais Phi, semblait disparaitre progressivement...
-Que...Que m'arrive t-il, Midnight?
Pourquoi me le demandait-elle? Je n'en savais pas plus qu'elle, et pourtant, Phi disparaissait... Et bientôt on ne la vit plus.
Nous commençâmes à courrir.
-Anaïs! Anaïs!
Le cri avait semblé provenir de...La boutique de disques.
Nous poussâmes la porte sans ménagements, quitte à la défoncer si elle était fermée.
Anaïs était étendue sur le sol.
Ses cheveux devenaient gris, sa peau se craquelait.
Je hurlais. Fort. Fort. Très fort.
-Mid-night...Mid-night...
Je tombais à genoux, et pris la main de mon amie.
-Mais qu'est ce qui t'arrive? Que dois-je faire? Que dois-je faire, Anaïs?
Elle soupira... longuement...
-Une musique... Une musique... Triste.. Et joyeuse... Comme la..Vie...
Une musique triste et joyeuse à la fois?
Je regardais Aurore, qui sanglotait...
Puis, soudain, j'eu une idée.
Je sortis mon mp3, les mains tremblantes. Des larmes glissaient sur mes joues.
Il fallait que j'essayes. Plus rien ne valait autant que ça.
J'augmentais le volume au maximum, et choisis Castaway, de Nami Tamaki.
Le piano du début était triste, puis la musique devenait joyeuse.
De toute manière, les chansons de Nami Tamaki redonnaient toutes de l'espoir, il ne manquait plus qu'à espèrer que ça marche.
La mélodie se diffusa dans la pièce.
Le corps d'Anaïs frémit, puis, elle ferma les yeux.
Comme si toute vie c'était éteinte.
Je hurlais de toutes mes forces:
-ANAIS!
Je la pris par les épaules, et la secouais.
-ANAIS! RESISTE! REVIENS! S'il te plaît...
Je me relevais.
Anaïs gémit tout bas.

"La musique, c'est la vie..."

-Anaiiiiis!

"La musique est ton seul pouvoir...Utilise le!"

Je dirigeais mes mains en avant, pendant que la musique passait à Truth, de la même artiste.

"UTILISE LE! C'est ta seule chance! Vis! Ressens la musique!"

Et je le fis. Je concentrais mon esprit sur une seule et unique chose: la musique.

-SAUVEZ ANAIS!
Ce cri était destiné à plusieurs personnes, et j'eu l'impression que toutes l'entendaient.
De partout...
Des lueurs blanches sortirent.
Et j'eu l'impression que de moi sortaient des milliers de sentiments, et de l'énergie...

"Admiration, amour, rêve... Tout ce que tu as épprouvé en entendant leur musique sort de toi pour ne former qu'un... Utilise tout... Pour la vie..."

Toutes les lueurs entrèrent dans le corps de mon amie.
Le pièce s'emplit de lumière, et une force me fit tomber en arrière.
En moi, ressortirent tous les sentiments que j'avais épprouvés pendant tous ces moments de bonheur, la musique dans les oreilles...
Un bonheur m'emplit le coeur.
Tous ces sentiments (Admiration, amour, rêve, tristesse, émotion...)n'en formait qu'un: le bonheur.
Je fermais les yeux, éblouie...
Quand je les rouvris, Anaïs battait des cils, ébahie, les larmes coulant le long de ses joues.
Je la pris dans mes bras et la serrais de toutes mes forces, en sanglotant.
Flandrine entra dans la boutique, haletante.
-J'ai entendu... Comme un appel!
Aurore se jeta dans ses bras en sanglotant.
Finalement, tout le monde se mot à pleurer.
A pleurer....





...De joie.

# Posté le samedi 16 juin 2007 12:56

Modifié le jeudi 27 décembre 2007 16:02